Le voyage vers l'utérus

Douze à 20 heures après la fusion de l'ovule et du spermatozoïdes, la cellule-oeuf dupliqueson ADN avant de se diviser. Les multiplications se poursuivent à un rythme rapide. En même temps, cet oeuf se dirige ver l'utérus, où il va se developper.

 

Entre le moment où l'ovule a été libéré et celui ou l'oeuf fécondé gagne l'utérus. Sept jours vont s'écouler. Le parcours dans la trompe de Fallope est facilité par les cils vibratiles qui tapissent la paroi. La trompe pourvoit également au développement des cellules pendant leur division. Durant cette période de son développement, l'ovule écondé passe par plusieurs stade


DE L'OVULE AU BLASTOCYTE
 

 

On appelle l'ovule fécondé un zygote. Celui-ci se divise à plusieurs reprise jusqu'à former une boule solide de la taille d'une tête d'aiguille. Lorsqu'il renferme 16 à 32 cellule on parle de morula. Cette " petite mûre " continue de se diviser toutes les 15 heures et lorsqu'elle atteint l'utérus, environ 90 heures plus tard, elle comporte environ 64 cellules. Parmi ellesseules quelques cellule se developperont en embryon, le reste évoluera pour former le placenta et les membranes qui l'entourent dans l'utérus.

La morula évolue peu à peu, passant d'une boule solide à une autre emplie de liquide. A ce stade, c'est un blastocyte. Sa surface est composée d'une seule couche de grandes cellules aplaties appelées cellules trophoblastiques. Ces dernières évolueront en placenta. Un amas de grosses cellules sera à l'origine de l'embryon.

A cette phase précoce du développement lorsque le zygote n'excède pas quelques cellules, chacune d'elles possède tout le potentiel permettant d'aboutir à un être humain. Si le zygote se divise en deux , des jumeaux identiques (monozygotes) verront le jour.



LA NIDATION OU IMPLANTATION

   Environ 24 heures après la fécondation, l'oeuf se divise en deux cellules renfermant chacune le même patrimoine génétique

 


Environ cinq à sept jours après l'ovulation, la progestérone est à son maximum, ce qui stimule la formation de vaisseaux dans l'endomètre (la muqueuse de l'utérus). Cette étape coïncide avec l'arrivée du blastocyte dans l'utérus où il va s'implanter. Le blastocyte mesure alors moins de 0,2 mm de diamètre. Il flotte librement dans l'utérus pendant plusieurs jours tout en poursuivant sa croissance. Environ neuf jours après la fécondation, le blastocyte se fixe à la paroi utérine grâce à des " filaments " de cellules trophoblastiques qui lui permettent de s'ancrer dans les villosités choriales, à l'origine du futur placenta. Parfois, la nidation entraîne un petit saignement, appelé " spotting " en langage médical.

Si le blastocyte ne s'implante pas dans l'endomètre, il sera éliminé lors des prochaines règles et la femme ne s'apercevra pas qu'elle était enceinte.

                                                     Zygote                                   Morula                                  Blastocyte

 

  • Assurer la nutrition

Au moment de la nidation, le blastocyte comporte une centaine de cellules. Il produit des enzymes qui agissent sur la muqueuse utérine en la dégradant. La lyse (destruction) de ce tissu donne un mélange nutritif de sang et de cellules qui lui apportera l'énergie nécessaire. Parfois, la muqueuse ne fournit pas au blastocyte une quantité suffisante de nutriments. Cela provoque une fausse couche, qui prendra la forme de règle importante et tardives.

Par ailleurs, après la nidation, le placenta commence à se developper et l'embryon se met à produire l'hormone de grossesse ou gonadotrophine chorionique (HCG). C'est cette hormone que détectent les tests de grossesses.

 

  • Que se passe-t-il ensuite ?

L'embryon met environ 13 jours pour s'implanter définitivement dans l'endomètre. Une fausse couche est toujours possible à ce stade, mais le risque est moindre après la nidation. L'embryon se met ç produire de la progestèrone pour favoriser l'épaississement de la muqueuse. En outre, les premiers organes de l'embryon commencent à se former : d'abord le système nerveux, puis le coeur. Le troisième jour représente le dernier moment où l'embryon peut se diviser pour donner de vrais jumeaux. Plus tard, une éventuelle division aboutirait à des jumeaux siamois (accolés).

 

LE SAVIEZ VOUS ?

La nidation échoue souvent, s'implanter dans l'endomètre est une entreprise hasardeuse : environ 40 % des blastocyte parvenues dans l'utérus échoueront. Ils mourront et seront évacués lors des prochaines règles. La synchronisation joue, semble-t-il, un rôle important : une arrivée trop précoce, ou tardive, dans l'utérus nuit au succès de la nidation.

 

 


CONCEVOIR PLUS D'UN ENFANT


 

 

Depuis 20 ans, essentiellement en raison de traitements contre la stérilité, le nombre de femme qui accouchent de deux enfants, ou plus, a augmenté. Ainsi en France, en 2001, on recensait près de 33 000 grossesses multiples. La plupart d'entre elles au cours desquels des médicaments sont prescrits pour stimuler la libération de plusieurs ovules. De plus, lors d'une insémination artificielle (ou FIV), plusieurs embryons sont implantés dans l'utérus pour accroître les chances de succès.

 

 

 

 

  • Vrais et faux jumeaux

Un tiers des jumeaux sont de vrais jumeaux (monozygotes), les deux autres tiers étant de faux jumeaux (dizygote). Les vrais jumeaux résultent , lors d'une conception classique, de la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde unique. La division de l'oeuf en deux aboutira au developpement de deux embryons - celle en trois donnera des triplés, ainsi de suite. De vrais jumeaux on parfois un placenta et une cavité amniotique communs, mais chacun possède un cordon ombilical distinct. A la naissance, ces bébés auront un patrimoine génétique identique et, de ce fait, le même sexe. Il en ira de même pour les cheveux, la couleur des yeux, le groupe sanguins...

Les faux jumeaux sont conçus lorsqu'une femme libère plus d'un ovule lors de l'ovulation (un ovule par ovaire ou deux ovules pour un seul des deux). Chaque ovule est fécondé par un spermatozoïde différent, ce qui aboutira à la naissance de deux bébés au patrimoine génétique distinct. Ils n'auront donc pas forcément le même sexe et seront aussi différents que deux enfants d'une même fratrie.

Dans le cas de triplés, de quadruplés, voire plus tous les cas de figure sont possibles : identiques ou non. Ainsi, trois ovules (ou quatre voire plus) peuvent être fécondés, ce qui donnera trois bébés différents. Ils se peut également qu'une cellule-oeuf se divise en deux vrais jumeaux et à un autre bébé, distinct. Il se peut enfin qu'un ovule unique donne, par divisions, trois embryons et, de ce fait, trois vrais jumeaux.

 

  • Le facteur héréditaire

L'âge de la mère est un facteur déterminant pour la conception de jumeaux. Après 35 ans, les chances de mettre au monde des vrais jumeaux sont accrues. Néanmoins, pour ce qui est des faux jumeaux,  la probabilité augmente jusqu'à l'âge de 35 ans pour diminuer ensuite. Il semblerait qu'en vieillissant, une femme produise plus d'hormones stimulant l'ovulation, ce qui inciterait l'ovaire à libérer chaque mois plus d'un ovule.

Par ailleurs, chaque grossesse renforce les chances de tomber enceinte de jumeaux. En outre, les femmes plus grandes et plus fortes auraient une prédisposition supérieure de 25 % à 30 % par rapport aux autres. On constate, lorsque cela s'est déjà produit du côtés maternel, une tendantce accrue à avoir des faux jumeaux. Enfin, il existerait un facteur ethnique : les jumeaux sont en moyenne plus fréquents chez les femme d'orignie africaine et plus rares chez celle d'origine asiatiques.

 

Extrait du livre "votre grossesse" sous la direction du Dr Anne Deans, Edition Marabout...


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